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Résilience: Sobriété, autonomie, solidarité

Introduction

Résilience: Sobriété, autonomie, solidarité

Résilience: Sobriété, autonomie, solidarité

Notre société va devoir réduire sa dépendance aux énergies fossiles, à la fois parce qu’elles polluent et parce qu’elles vont se raréfier. C’est par chacun d’entre nous que le changement se fera, les politiques ne considéreront pas ce défi comme prioritaire si nous, citoyens, ne le mettons pas en haut de nos préoccupations. Cette sobriété, soit nous la choisissons, soit nous la subirons.

Orienter sa vie vers plus de frugalité, refuser d’acheter des produits qui ont nécessité trop de ressources et d’énergies pour être produits et transportés sur les milliers de kilomètres, et qui vont générer des déchets qui demanderont encore de l’énergie pour être traités, décider de minimiser notre impact personnel et familial sur les ressources de la planète, est le seul moyen de tenter de préserver l’habitabilité de notre planète, pour nous et pour nos enfants. C’est améliorer notre résilience personnelle et celle de la seule planète habitable que nous ayons à disposition.

Même si le changement de vos habitudes de consommation ne change pas le monde, elles vont vous changer, vous et les gens autour de vous. Changez le monde là où vous êtes !

« Soyez vous même le changement que
vous voudriez voir dans le monde » Ghandi

Il n’est pas question de revenir en arrière, le bon vieux temps de nos aïeux, avec son espérance de vie réduite, le contrôle de la vie privée par la religion, la domination du plus fort sur le plus faible, le manque d’éducation et de culture,… mais d’inventer de nouveaux modes de vie, et ce n’est qu’en faisant, en expérimentant que ces modèles pourront être trouvés. C’est dans le réel autour de nous que nous devons inventer une façon de vivre en préservant nos acquis fondamentaux et en abandonnant ce qui nous est superflu.

La résilience est la capacité d’un système à retrouver l’équilibre après un choc. Pour être résilient, chaque fonction doit avoir plusieurs ressources et chaque ressource doit avoir plusieurs fonctions.

Concrètement, il s’agit de ne pas se contenter d’un plan A, mais d’avoir un plan B.

Vous pouvez espérer que nous allons spontanément et collectivement adopter de nouveaux comportements qui vont inverser la courbe du changement climatique. Cependant, le processus de réchauffement est enclenché depuis des décennies, et nous en constatons les effets maintenant. C’est un processus lent à démarrer, le climat à l’échelle de la planète est une force d’inertie très importante, mais maintenant que c’est lancé, ce sera très difficile de le ralentir. Quelque soit l’efficacité des politiques environnementales ou des progrès techniques que nous mettrons en œuvre, il faudra du temps pour que leurs effets se fassent sentir et nous devons être prêts à affronter par exemple des événements climatiques extrêmes, et en ville, le plus difficile à supporter est sans doute la canicule.

Notre surconsommation a permis et permet aujourd’hui aux habitants des pays en développement de bénéficier des avancées de la médecine, d’avoir accès à une meilleure éducation et de pouvoir se construire un meilleur avenir.[1]

Les indicateurs le prouvent, notre modèle actuel améliore la vie de millions de personnes, mais cela s’est fait aux dépends des ressources de la planète.

Pendant des années, nous nous sommes reposés sur un paradigme de croissance infinie, comme un gâteau chaque année de plus en plus gros qu’il suffisait de mieux partager pour que tout le monde soit heureux.

Mais le gâteau ne grossit pas et les ingrédients qui le composent (pétrole, sable, métaux, forêts, air pur, eau douce…) sont de plus en plus difficiles à extraire du sous-sol ou ne se renouvellent pas assez vite pour compenser les prélèvements. Nous comprenons maintenant qu’il va falloir que les pays riches réduisent leur part du gâteau pour laisser aux pays en développement la possibilité d’agrandir leur part.

Comment croire que nous saurons faire ce partage équitable au niveau mondial quand nous ne pouvons que constater qu’au niveau de chaque pays les fruits de la croissance se concentrent de plus en plus entre les mains des plus riches ?

Vous pouvez choisir de croire que des technologies innovantes vont être découvertes et mises en place pour résorber le CO2 et qu’une source d’énergie pour l’instant inconnue, infinie et non polluante, va nous permettre de continuer “business as usal”.

Je l’espère, j’espère sincèrement que c’est possible, que chacun sur cette planète puisse vivre dans la sécurité et le confort, que les progrès médicaux, que l’accès à l’éducation et la culture, l’égalité et la liberté puissent être partagés par tous !

Bien sur, il faut y croire et y travailler, mais avoir un plan B n’est pas un pari trop risqué.

Augmentez votre résilience et votre autonomie, au quotidien et en cas de crise, vous donnera sérénité et confiance en vous. Plus il y aura de personnes résilientes, plus les effets des crises rencontrées pourront être amortis. Créez chez vous et autour de vous une oasis de résilience pour mieux rebondir après.

Nous avons des assurances pour notre maison, pour notre voiture, parfois pour notre téléphone, des assurances qui nous rassurent. Vous préparer à faire face, psychologiquement et matériellement aux crises possibles est tout aussi important. Prenez une assurance résilience !

Il ne s’agit pas de devenir survivaliste, mais de faire sien le dicton «prudence est mère de sûreté». Ne pas subir, être passif, et attendre des institutions qu’elles s’occupent de vous.

Être résilient, c’est se donner l’occasion de participer à la création d’un nouveau modèle de société, où croissance et progrès ne sont plus liés sur une même courbe, où le principe de l’exploitation de l’homme sur la nature, de l’homme sur l’homme, de l’homme sur la femme, qui a démontré à l’usage ses faiblesses, sera remplacé par un modèle à inventer.

Gagner en autonomie effective et en autonomie mentale est un défi.

Bien au delà du nécessaire, la publicité nous fait désirer le superflu. Ce qui nous définit est devenu ce que nous achetons. Cela nous a conduit à surexploiter les ressources de la planète. Ces satisfactions artificielles à des faux besoins créés par le marketing sont vides de sens, et nous le savons. Nous sommes bien plus que des consommateurs, nous avons besoin de redevenir autonomes et acteurs de nos vies.

De fait, de plus en plus nombreuses sont les personnes qui choisissent de vivre avec plus de sobriété, plus d’autonomie, plus de résilience. De retrouver leurs rêves, leurs vrais besoins et d’abandonner le rêve global, l’idéologie du “rêve américain” d’hyper consommation.

Posez-vous la question ? De quoi avez-vous vraiment besoin ? De quoi rêvez-vous ? Quelles sont vos valeurs essentielles ? Quel est votre moteur ?

Cet article est extrait du « Guide Pratique de résilience en ville ».

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[1] https://www.babelio.com/livres/Lecomte-Le-Monde-va-beaucoup-mieux-que-vous-ne-le-croyez/923344

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